Skip to main content

Les perles: voyage au cœur de la nacre

Qui n’a jamais été fasciné par les colliers de perles rangés dans les coffrets à bijoux de sa famille ? 

La perle, ce produit de la nature, transformé par la main de l’homme en objet de parure, d’élégance et de convoitise, et qui revient sur le devant de la scène aujourd’hui, mérite un focus.  

Saviez-vous que, fût un temps, celles-ci avaient même plus de valeur que les diamants ?  

 

Histoire

Les plus anciens bijoux remontent à plus de 100 000 ans. Nous citerons ici les 33 coquillages retrouvés dans la grotte de Bizmoune, à proximité d’Essaouira, au centre-ouest du Maroc mais également deux perles de coquillage découvertes dans la grotte de Skhul en Israël. Il ne s’agit pas là véritablement de perles mais d’un type de mollusque marin appelé Nassarius. Ces derniers ont été perforés, peut-être par des outils en silex. En outre, d’autres perles similaires, qui dateraient d’environ 70 000 ans, furent découvertes à Blombos Cave en Afrique du Sud et présentaient des traces d’ocre rouge. Ils étaient très probablement enchaînées et portées comme collier, bracelet ou autre forme de parure. La preuve en est l'aplatissement des surfaces qui se seraient frottées et usées au fil du temps. Ils auraient également pu être échangées comme une sorte de monnaie ancienne.  

Alors certes ce n’est pas alors de la haute joaillerie, ni des perles à proprement parler, mais cela témoigne de l’utilisation par l’homme, depuis toujours, des matériaux organiques offerts par la nature à des fins d’ornements et de parure mais également d’échange et d’une forme de spiritualité.

L'usage le plus ancien de la perle issue de l’huître à proprement parler, se situerait d’abord dans le Golfe Arabique, sur l'île de Bahreïn. Des perles y étaient pêchées il y a au moins 7000 ans, comme en témoigne le contenu de certaines tombes. Cette île est très certainement l'ancienne Dilmun, connue pour son commerce de matières précieuses (bois, cuivre, gemmes). 

En Chine également on constate, plus de 4000 ans avant notre ère, l’apparition de la perle dans la société. L’Inde connaît également la perles qui est réputée avoir été découverte par le dieu Krishna. 

A cette époque, la perle est inconnue en Europe. Elle y fera son apparition à l’Antiquité, importée d’Orient et d’Extrême-Orient. A cette époque ce sont toujours les princes et les hauts-dignitaires qui peuvent se permettre d’importer des perles d’Asie. Ainsi, Cléopâtre possédait de nombreuses perles. Les romains en feront également usage dans leur parure; ils pensaient, comme les grecs avant eux, inspirés par la Perse et l’Inde, que les perles résultaient de l'absorption de gouttes de pluie ou de rosée par un coquillage qui s'élevait du fond marin pour respirer. 

La perle sera ensuite adoptée par le monde chrétien, devenant le symbole de la pureté de Marie. La perle parfaite, née par miracle, sortie immaculée de sa conque, illustre la mystique mariale en devenant symbole de l'immaculée conception.

Les XVIe et XVIIe siècles européens constitueront l'âge d'or de la perle. L'église catholique combat la Réforme protestante en montrant son pouvoir. Les souverains catholiques d'Europe, rois ou reines, se parent de multiples joyaux. C'est aussi l'époque de la généralisation du diamant que l'Inde enfin laisse sortir de ses frontières contre des émeraudes de Colombie. Les premiers trésors d'Etats se constituent. François Ier crée en France l'institution des Joyaux de la Couronne. 

Les Médicis à Florence se parent de perles, en particulier Catherine et Marie, devenues reines de France. On en voit même cousues sur les robes. 

Une autre raison à cet engouement est la disponibilité des perles: en effet elles arrivent alors en quantité des pêcheries du Nouveau Monde: Caraïbes, Venezuela... Là, l'huître perlière Pinctada mazatlanica, d'une grande dimension, a livré des perles extraordinaires en qualité et en taille, que le Golfe Arabique ne pouvait fournir. La plus célèbre d'entre elles est la fameuse Peregrina, une perle de 50,95 carats, en poire parfaite.

La demande croissante pour les perles a amené l’homme à vouloir les cultiver. Si, dès le XIIIème siècle, les chinois imaginaient déjà introduire de petits objets en guise de noyau, c’est seulement en 1761 que Carl von Linné réussit à obtenir une perle ronde de culture dans des mulettes d’eau douce. 

Les XIXème et XXème siècles verront ensuite des chercheurs développer les premières techniques de culture des perles qui resteront expérimentales. Puis, pendant près de cinquante ans, après la mort de ces chercheurs, la perle va perdre de son éclat. Ce ne sera qu’après la Seconde Guerre Mondiale, que des japonais menés par Kokichi Mikimoto, vont mettre au point la technique aujourd’hui utilisée pour cultiver des perles.     

 

Formation

Quand il s'agit de perles, deux principaux types se distinguent : les perles fines, souvent appelées perles naturelles, et les perles de culture. 

Il existe aussi des perles d’imitation composées pour leur part de résine recouverte d’essence d’Orient (une substance leur donnant un aspect de surface imitant la perle naturelle), facilement reconnaissables par un expert et qui n’ont donc rien de naturel. 

Nous allons ici nous concentrer sur les différences entre perles fines et de culture. Ces dernières, contrairement à la perle d’imitation, sont toutes deux issues d’une huître perlière (ou plus largement d’un mollusque bivalve) et en ce sens, sont bien un produit de la nature. 

La différence réside dans le fait que pour la perle de culture, l’intervention humaine est nécessaire pour générer la production de la perle par l’huître, tandis que ce processus se fait naturellement pour une perle fine.  

 

La formation d’une perle fine: un trésor de la nature

Les perles fines se forment donc dans la nature sans intervention humaine. Elles naissent lorsqu'un corps étranger, tel qu'un grain de sable ou un parasite, pénètre accidentellement dans la coquille de l’huître (ou d'un autre mollusque bivalve) et plus précisément entre la coquille et le manteau. En réaction, l’épithélium (peau externe du manteau) va enrober progressivement l'intrus de couches de nacre, une substance composée de carbonate de calcium, d’aragonite et de conchyoline. Ce processus lent et aléatoire peut prendre plusieurs années, et il en résulte une magnifique perle naturelle. 

La présence d’un fragment de l’épithélium dans le manteau (lié à une lésion) peut également générer ce phénomène.

La rareté des perles fines est due à la faible probabilité que ce phénomène se produise. De plus, toutes les perles ainsi formées ne répondent pas aux critères de qualité pour être utilisées en joaillerie. Leur forme, leur couleur, leur lustre et leur taille peuvent varier considérablement, ce qui rend chaque perle unique et précieuse.

Les perles de culture : un chef-d'œuvre de l'ingénierie humaine

Les perles de culture, quant à elles, sont le fruit de l'intervention humaine. Ce processus a été révolutionné au début du 20e siècle par les Japonais, notamment par Kokichi Mikimoto, considéré comme le pionnier de la perliculture moderne. Pour produire une perle de culture, un technicien introduit manuellement un noyau, souvent une petite bille de nacre ou un morceau de tissu, dans le mollusque. L'huître réagit de la même manière qu'elle le ferait dans la nature, en enrobant l'irritant de couches de nacre. 

Le contrôle exercé sur le processus de culture permet de produire des perles avec des caractéristiques plus homogènes en termes de forme et de taille. Les perles de culture peuvent varier en couleurs, incluant le blanc, le rose, le noir et le doré, en fonction de l'espèce de mollusque et de l'environnement dans lequel elles sont cultivées. 

Les critères de qualité des perles

Lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité des perles, qu'elles soient fines ou de culture, plusieurs critères sont pris en compte :

  • Le lustre : le lustre est l'éclat de la surface de la perle et sa capacité à réfléchir la lumière. Un bon lustre est un signe de couches de nacre épaisses et bien formées.

  • La surface : la qualité de la surface est jugée en fonction de la présence ou non de marques, de taches ou d'imperfections. Une surface lisse est préférée.

  • La forme : les perles peuvent être rondes, semi-rondes, en forme de goutte, baroques, ou de formes variées. Les perles parfaitement rondes sont les plus rares et les plus recherchées.

  • La couleur : les perles présentent une large gamme de couleurs naturelles. La couleur préférée dépend du goût personnel et de la mode.

  • La taille : la taille des perles est mesurée en millimètres. Plus la perle est grande, plus elle est rare et précieuse. 

Les avantages et les inconvénients des perles fines et des perles de culture

Les perles fines, étant des créations entièrement naturelles, sont extrêmement rares et précieuses. Leur unicité et leur formation aléatoire les rendent très prisées par les collectionneurs et les amateurs de bijoux. Cependant, leur rareté entraîne également des prix élevés et une disponibilité limitée.

Les perles de culture, en revanche, sont plus accessibles et peuvent être produites en plus grande quantité. Elles offrent une grande variété de couleurs, de formes et de tailles, permettant aux joailliers de créer des bijoux assortis et cohérents. L'intervention humaine permet également d'assurer une qualité plus uniforme.  

 

Pour identifier la nature de vos perles et en connaître la valeur, Mme Julia Dragone vous propose une expertise gratuite et confidentielle, tous les mercredis chez Millon Riviera.  

Obtenir une estimation gratuite dès maintenant

  • Réponse en 48h
  • Confidentielle
Votre estimation

Votre interlocuteur

  • Adresse  

    MILLON RIVIERA
    51 rue Beaumont
    NICE 06300
    France

  • Téléphone   +33 (0)6 11 75 81 55
  • Email   j.dragone@millon-riviera.com

Notre équipe

1

Julia DRAGONE

Cécile SIMON

Cécile SIMON

Autres Adjudications dans la spécialités “JOAILLERIE HORLOGERIE NICE”

Adjugé à 3 800 €

Vendu le 2025/04/02

HERMÈS

Lot 392

Adjugé à 2 600 €

Vendu le 2025/04/02

CARTIER

Lot 368

Adjugé à 1 800 €

Vendu le 2025/04/02

Collier torque

Lot 348

Adjugé à 1 800 €

Vendu le 2025/04/02

Bracelet

Lot 374

Adjugé à 1 400 €

Vendu le 2025/04/02

Montre Art Déco

Lot 313

Adjugé à 1 400 €

Vendu le 2025/04/02

Collier

Lot 333

Adjugé à 1 370 €

Vendu le 2025/04/02

Collier

Lot 306

Adjugé à 1 100 €

Vendu le 2025/04/02

Montre diamantée

Lot 314

Adjugé à 1 050 €

Vendu le 2025/04/02

Bague camée

Lot 352

Adjugé à 1 000 €

Vendu le 2025/04/02

Collier torque

Lot 341

Adjugé à 850 €

Vendu le 2025/04/02

Paire de boucles d'oreilles

Lot 349

Adjugé à 850 €

Vendu le 2025/04/02

Paire de boutons de manchettes

Lot 380

Adjugé à 800 €

Vendu le 2025/04/02

Broche fleur

Lot 317

Adjugé à 800 €

Vendu le 2025/04/02

Bague tank

Lot 338

Adjugé à 800 €

Vendu le 2025/04/02

Ensemble

Lot 370

Adjugé à 700 €

Vendu le 2025/04/02

Bracelet

Lot 371

Adjugé à 690 €

Vendu le 2025/04/02

Ensemble

Lot 387

Adjugé à 620 €

Vendu le 2025/04/02

Ensemble

Lot 386

Adjugé à 600 €

Vendu le 2025/04/02

Deux paires de boutons de manchettes

Lot 377

Adjugé à 580 €

Vendu le 2025/04/02

Bague tank

Lot 369

Adjugé à 550 €

Vendu le 2025/04/02

Boutons de manchettes

Lot 321

Adjugé à 550 €

Vendu le 2025/04/02

Paire de boutons de manchettes

Lot 381

Adjugé à 550 €

Vendu le 2025/04/02

Paire de boutons de manchettes

Lot 382

Adjugé à 520 €

Vendu le 2025/04/02

Collier et médaillon

Lot 384

Adjugé à 500 €

Vendu le 2025/04/02

Bracelet

Lot 303

Adjugé à 500 €

Vendu le 2025/04/02

Pendentif médaillon souvenir

Lot 305

Adjugé à 500 €

Vendu le 2025/04/02

Broche

Lot 311

Adjugé à 500 €

Vendu le 2025/04/02

Collier

Lot 351

Adjugé à 500 €

Vendu le 2025/04/02

Bague émeraude

Lot 359

Adjugé à 450 €

Vendu le 2025/04/02

Bague

Lot 331

Nos actualités

Nos actualités et événements vous intéressent,
inscrivez-vous !

Skip to top